Association Québécoise de l'Industrie du Cannabis

Actualités

International

Israël exporte des graines de cannabis médical aux États-Unis pour la première fois

Le Ministère de l’Agriculture a annoncé l’exportation de ses premières graines de cannabis médical. Ceci démontre l’intention du pays à devenir un joueur important du marché mondial du cannabis. La préparation de la cargaison est planifiée depuis un an et contient des semences de la société locale BetterSeeds, qui dispose d'une licence de recherche du ministère de la Santé. Les graines seront examinées à leur arrivée afin de voir si elles conviennent au marché américain. Selon le ministre de l’Agriculture, Oded Forer : «L'exportation de graines de cannabis nous invite à élargir la diversité des exportations agricoles israéliennes et renforce l'agriculture locale. Elle permet aussi d'exploiter l'avantage relatif d'Israël dans une industrie mondiale qui est encore considérée comme à ses débuts.» Ainsi, «contrairement à la croyance populaire, l'industrie du cannabis en Israël est active dans le domaine de la recherche depuis des décennies, mais ce n'est que ces dernières années qu'elle a pris de l'ampleur en raison de changements dans la politique israélienne.»

 

Recherche sur le cannabis

La légalisation du cannabis engendre une diminution de la consommation d'alcool, de nicotine et d'opioïdes

Des chercheurs de l’Université de Washington ont analysé les tendances en matière de consommation de substances entre 2014 et 2019, et ont constaté que les personnes âgées de 21 à 25 ans étaient moins susceptibles de consommer des drogues sans doute plus dangereuses après la légalisation du cannabis dans l'État. Ces données ont été publiées dans le magazine Adolescent Health la semaine dernière. Ainsi, selon les chercheurs : « Contrairement aux préoccupations concernant les effets de débordement, la mise en œuvre du cannabis non médical légalisé a coïncidé avec une diminution de la consommation d'alcool et de cigarettes et de l'abus d'analgésiques. » De plus, « Les données démontrent que le cannabis n’est pas une substance « d'initiation », comme on l’a souvent pensé. En fait, dans de nombreux cas, la légalisation du cannabis est associée à une diminution de la consommation d'autres substances, y compris de nombreux médicaments sur ordonnance. » Rappelons d’ailleurs qu’en 2019, une recherche avait démontré que les États où le cannabis est légal connaissent une baisse des prescriptions d'opioïdes, et une autre avait démontré que la consommation quotidienne de cannabis est associée à une réduction de la consommation d'opioïdes chez les patients souffrant de douleurs chroniques.

 

Recherche sur le cannabis

Il y a un besoin pressant de formation dans le domaine du cannabis médical pour le personnel en oncologie

L’utilisation du cannabis à des fins médicales, notamment pour le contrôle des symptômes associés au cancer, a gagné du terrain depuis la dernière décennie. Cependant, lorsqu'il s'agit d'accumuler des données significatives et de surmonter le stigmate social persistant, la légitimité du cannabis n'a pas encore égalé sa légalité. Surtout aux États-Unis où, malgré la légalisation dans plusieurs états, le cannabis continue d’être classé comme une substance de catégorie 1, au même titre que l’héroïne. Cependant, comme l’explique Dr Diana M. Martinez, professeur en psychiatrie à l’Université de Columbia et spécialisée dans la recherche sur la toxicomanie : «les drogues de catégorie 1 sont considérées comme ayant un fort potentiel d'abus. Mais en fait, on pourrait dire que pratiquement toutes les drogues de cette catégorie ne rentrent pas dans celle-ci, sauf l'héroïne. La classification des drogues a été faite en 1971. Nous en savons beaucoup plus maintenant, mais il n'y a pas eu de changements significatifs. Si vous voulez faire des recherches sur le cannabis médicinal, peu importe l'État dans lequel vous vivez, vous devez vous conformer à la loi fédérale pour obtenir l'approbation de vos études. C'est difficile parce que cela nécessite une licence spéciale du DEA.» Ceci freine la recherche et contribue à perpétuer le stigmate entourant l’utilisation du cannabis. Ce qui fait que certains patients hésitent à en parler à leur médecin par peur d’être jugés, mais aussi parce qu’ils pensent que leur médecin en sait très peu sur le sujet. D’ailleurs, selon une étude, seuls 4% des patients pensent que leur médecin pourrait être une bonne source d’informations sur le sujet. D’ailleurs, selon Dr Brooke Worster, directrice médicale au Centre de cancérologie Sidney Kimmel : «Lorsque nous regardons l'attitude des médecins par rapport au cannabis, nous constatons qu'elle est en grande partie influencée par les choses qu'ils ont historiquement apprises dans la sphère publique, plutôt que dans des documents éducatifs et médicaux. Ainsi, le fait qu'un médecin soit à l'aise pour le recommander ou non a plus à voir avec ses croyances personnelles qu'avec ses connaissances.»

Économie

Le marché du tourisme de cannabis rapporte gros au Colorado

Loin des idées reçues que certains pourraient avoir sur les touristes de cannabis, ceux qui viennent au Colorado ont tendance à dépenser plus que le visiteur moyen. Ainsi, ces derniers dépensent environ 1869 $ par voyage, ceux qui viennent pour participer à des activités liées à l’industrie du cannabis locale dépensent 1930 $ alors que ceux qui disent que leur voyage est motivé par le cannabis dépensent en moyenne 2030 $. De plus, ils ont tendance à rester plus longtemps. D’ailleurs, selon l’Office du tourisme du Colorado, 6,2% des touristes affirment que le cannabis était ce qui a motivé leur voyage. De plus, 16% des touristes en hiver et 15% des touristes en été ont visité un magasin de cannabis.

 

Actualité du jour

Le vapotage de cannabis gagne du terrain chez les adolescents

Alors que le vapotage gagne en popularité auprès des jeunes, rappelons que les produits de vapotage de cannabis sont interdits au Québec. Et pourtant, ils peuvent être facilement achetés sur Internet. Le problème: c'est que leur taux de THC est beaucoup plus élevé que celui du cannabis fumé (une concentration de 80 à 90 % vs. 15 à 25 % pour le cannabis acheté auprès de la SQDC) et donc dangereux des adolescents surtout lorsque consommé avec d'autres substances telles que l'alcool. Selon le Dr. Nicholas Chadi, pédiatre au CHU Sainte-Justine: «Beaucoup de jeunes qui se présentent pour des intoxications à l’alcool ou à d’autres substances vont dire qu’ils consomment de la wax pen». De plus, ces produits sont facilement dissimulables, ce qui permet aux jeunes d'en fumer sans se faire prendre. L'éducation est donc clef pour informer les jeunes et leurs parents des risques et leur donner tous les outils en main pour prendre des décisions éclairées.

 

International

Pour une légalisation du cannabis à Londres?

C’est la rumeur qui court en Grande-Bretagne après que le maire de la capitale, Sadiq Khan, a visité une ferme de cannabis lors d’une tournée de Los Angeles. Il a même déclaré aux journalistes qu’il gardait un esprit ouvert. Ainsi, comme il l’explique : «Je n'ai pas encore d'opinion. Ce qui est important, et je parle en tant qu'ancien avocat, ce sont les preuves. Examinons les preuves d'un point de vue de la santé, d'un point de vue pénal, d'un point de vue juridique, d'un point de vue communautaire. Mais aussi, regarder ce qui se passe dans le monde entier. Nous pouvons rester l’esprit fermé et garder nos têtes cachées dans le sable, ou nous pouvons regarder les preuves.» Une commission d’enquête sera donc ouverte et sera présidée par un ami proche de l’ancien premier ministre Tony Blair, Lord Charlie Falconer. De plus, lors de sa visite de la ferme, le propriétaire, Aaron Mamann, lui a confié que les taxes imposées par l’État représentaient une menace pour le commerce légal du cannabis. Reste à voir ce que le maire et la commission vont décider de faire dans les mois voire les années à venir.

 

Actualité du jour

L’agriculture régénératrice: une solution écologique pour les producteurs de cannabis

Le principe derrière l’agriculture régénératrice est celui de la circularité, c’est-à-dire essayer de réutiliser et/ou de recycler les ressources autant que possible à tous les différents cycles de vie de la plante de cannabis. Ceci comprend : utiliser un sol vivant qui ne nécessite pas l'ajout de nutriments; capter les eaux usées pour les réutiliser; réduire la consommation d'énergie en utilisant de l'air extérieur plus frais pour abaisser la température d'une culture intérieure ou d'une serre; combattre les parasites en utilisant certains insectes, acariens et organismes; utiliser des emballages écologiques. Alors que les coûts initiaux d’un tel système sont élevés, ils en valent largement la peine à long terme. Surtout alors que les consommateurs se soucient de plus en plus de l’impact écologique des produits qu’ils achètent et exigent que les entreprises diminuent leur empreinte écologique.

 

Actualité du jour

Aurora ferme un de ses sites extérieurs

Aurora Canabis a annoncé qu’elle allait fermer un de ses sites de culture de cannabis extérieur situé en Colombie-Britannique et connu sous le nom d’Aurora Valley. Cette fermeture touchera moins de 10 employés et fait suite à son acquisition de Thrive Cannabis qui dispose d’installations de culture intérieures et extérieures.

 

Actualité du jour

Les connaissances des médecins concernant le cannabis sont insuffisantes

«La littérature a montré que les connaissances des médecins concernant le cannabis sont insuffisantes. Jusqu'à récemment, il n'existait pas de moyen de se renseigner sur le cannabis», explique Joanna S. Zeiger, MS, PhD, PDG de la Canna Research Foundation. D’ailleurs, une étude démontre que seuls 19 % de ces patients souhaitaient discuter du cannabis avec leur médecin, tandis que 34 % seulement des médecins ont posé des questions sur la consommation de cannabis. Alors qu’un grand nombre de ces répondants ont fait état d'effets bénéfiques de la consommation de cannabis sur le sommeil, la douleur et l'anxiété. À travers cette étude, ils ont voulu «comprendre si les connaissances et les attitudes à l'égard du cannabis influençaient l'aisance des médecins à parler du cannabis à leurs patients, s'ils leur conseillaient d'arrêter d'inhaler du cannabis, s'ils demandaient aux patients à quelle fréquence ils consommaient du cannabis et quelle était leur voie d'administration préférée», a déclaré Mme Zeiger. Selon les chercheurs, les médecins dont l'attitude était incertaine vis-à-vis du cannabis avaient les connaissances les plus faibles et étaient les moins susceptibles de discuter du cannabis avec leurs patients. Ainsi, ceci démontre que le manque de formation sur le cannabis et le système endocannabinoïde est l'un des obstacles les plus courants à la connaissance et à la volonté de consulter des patients. Selon Mme Zeiger : «Des patients souffrant de tous types de pathologies consomment du cannabis. Il est donc important que les médecins se renseignent sur le cannabis afin de pouvoir poser à leurs patients les bonnes questions, verbalement ou sur des formulaires d'admission - ou les deux - sur leur consommation de cannabis et d'en discuter sans jugement.» Encore plus, elle souligne que bien que le cannabis est bénéfique dans de nombreuses situations, il a également des effets indésirables. Les patients doivent donc être éduqués pour maximiser les effets positifs du cannabis tout en minimisant ses effets néfastes. Qui plus est, «à l'heure actuelle, il est difficile d'aborder la question de la posologie, de la fréquence d'utilisation et des ratios de cannabinoïdes, étant donné que peu de recherches ont été menées et que ces paramètres diffèrent probablement en fonction des symptômes/conditions traités». Et les médecins doivent jouer un rôle important dans la déstigmatisation du cannabis et permettre à leurs patients d’avoir accès au cannabis médical. De plus, en usant de leur influence, ils pourront s’assurer que plus de recherches soient faites afin de mieux accompagner leurs patients.

 

International

La Thailande veut devenir le leader dans la production d'aliments biologiques et du cannabis

Le gouvernement thaïlandais souhaite devenir le leader régional de l'Asie du Sud-Est dans les domaines de la production d'aliments biologiques et de la production du cannabis et espère que ces secteurs vont contribuer à stimuler l'économie locale. Depuis quelques années déjà, le gouvernement a investi beaucoup d’argent dans le développement du secteur de l’agriculture biologique, ce qui a permis d’augmenter les exportations de produits biologiques de 44,46% annuellement entre 2017 et 2020. Selon le ministère de l’Agriculture : « L'objectif de la Thaïlande est de devenir le leader de la production d'aliments biologiques dans la région de l'ASEAN et nous continuerons à travailler dans ce sens en nous appuyant sur le Principe d'économie de suffisance pour y parvenir.» Et maintenant, la Thaïlande souhaite faire la même chose avec l’industrie du cannabis étant le premier pays asiatique à légaliser le cannabis ayant un niveau de THC en bas de 0,2% et à avoir légalisé le cannabis médical en 2018. Selon le gouvernement : «Le cannabis est un nouveau secteur économique pour la Thaïlande, avec un immense potentiel pour créer des emplois et des revenus stables pour les agriculteurs locaux. Le gouvernement souhaite soutenir la croissance de cette industrie [et] développer cette industrie afin de devenir un modèle pour la production de cannabis [dans la région de l'ASEAN et ailleurs.»

Actualité du jour

Tetra Bio-Pharma signe un accord de licence avec True North

La filiale de Tetra Bio-Pharma, Panag Pharma Inc, recevra des redevances sur les ventes de produits fabriqués en utilisant la technologie d’encapsulation par liposomes développée par Panag et dont True North vient d’obtenir la licence. Cette technologie permet d’obtenir une meilleure absorption et une émulsification aqueuse de la molécule de CBD. Ainsi, Panag travaillera avec l’équipe de True North afin d’intégrer cette technologie et développer une gamme de CBD dérivée du chanvre. « Cette occasion est le début d'une excellente relation entre les deux entreprises. Panag a aimé travailler en étroite collaboration avec l'équipe de True North et nous sommes très enthousiastes à l'idée d'élargir notre gamme de produits de bien-être novateurs qui s'intègrent à leur portefeuille, sur le marché concurrentiel et en pleine croissance du CBD », a déclaré Chris MacLean, directeur de l'exploitation de Panag Pharma.

 

Économie

Les banques canadiennes hésitent encore à travailler avec l’industrie du cannabis

Malgré la légalisation du cannabis, les banques canadiennes hésitent encore à travailler avec les entreprises du cannabis, même si elles travaillent dans une industrie légale. « Les grandes banques ne vous regardent même pas. C'est comme si vous n’existiez pas » explique Ryan Roch, propriétaire de deux magasins en Alberta. Ainsi, les producteurs et distributeurs de cannabis font face à de nombreux obstacles lorsqu’ils veulent ouvrir un compte bancaire et beaucoup sont obligés de faire affaire avec des coopératives de crédit. Selon certains, la légalisation éventuelle du cannabis aux États-Unis devrait changer la donne puisque de nombreuses banques exercent leurs activités dans les deux pays. Ce qui expliquerait leur actuelle réticence. Ainsi, comme l’explique Paul Dunford, cofondateur de Green Check Verified, tout ceci est dû à l’évaluation des risques. Les banques qui ont des succursales dans les deux pays veulent se protéger du risque surtout alors que le cannabis est encore illégal aux États-Unis. Ainsi, selon Ryan Roch, si les États-Unis légalisaient le cannabis, « cela libérerait les banques canadiennes du risque qu'elles estiment exister, et tout serait plus facile pour les acteurs de l'industrie canadienne du cannabis. »