Association Québécoise de l'Industrie du Cannabis
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Interview with Maxime Godbout of Botanext Daily news

Publié le 11 April 2022 par AQIC

Du cannabis produit à Val-d’Or sur les tablettes de la SQDC

Du cannabis produit à Val-d’Or se trouve depuis mercredi dernier sur les tablettes de la SQDC.

Accréditée par Santé Canada depuis juin dernier, l’entreprise Botanext a construit une usine qui permettra de produire jusqu’à 600 000 grammes par année.

« C'est parti comme une idée folle et c’est l’aboutissement de plus de deux ans de travail, souligne Maxime Godbout, l’un des quatre coactionnaires de Botanext. On voyait la vague qui s’en venait avec la légalisation et on s’est dit, pourquoi ne pas embarquer dans ce défi? »

Pour obtenir un permis de microproduction, les promoteurs ont dû traverser un long processus d’accréditation qui passe notamment par la construction d’une usine permettant au maximum 200 mètres carrés de culture dans neuf salles de floraison.

« C’est tout un pari d’investir autant avant même de savoir si tu vas obtenir les permis, ajoute Maxime Godbout. Il a fallu tout mettre en place sur le plan de la sécurité et attendre que Santé Canada analyse notre dossier. C’est une industrie où la réglementation change rapidement. Comme hommes d’affaires, on n’a jamais vécu quelque chose d’aussi challengeant. »

Comme pour les trois autres microproducteurs de la région, basés à Amos, le cannabis valdorien sera distribué et commercialisé par son partenaire ROSE ScienceVie.

Les derniers mois ont permis à Botanext de travailler à son produit, qui sera vendu uniquement à la SQDC, sous le nom DLYS du Nord.

« On a fait beaucoup d’essais sur le plan des recettes, ajoute le coactionnaire. Tout le monde dans l’industrie a sa façon de faire. Ça demeure une plante qui prend de huit à neuf semaines à produire. C’est un long processus pour obtenir le résultat qu’on cherchait. Notre objectif à court terme est de maîtriser l’environnement de nos salles pour maximiser notre production et arriver à la qualité recherchée par les clients. On verra plus tard si on veut développer un autre produit ou nouer des partenariats pour une distribution médicinale. On se donne d’abord le temps de partir. »

L’usine de Botanext devrait employer de cinq à sept personnes quand elle aura atteint sa vitesse de croisière. Établie dans le parc industriel, l’entreprise se réjouit de ne pas avoir été freinée dans son projet par la réglementation municipale.

« Nous avions besoin du même zonage que pour la production de tabac, et on respecte ça ici. Nos démarches n’ont pas été entravées, et on s’assure de ne pas déranger non plus. Il y a une odeur à l’intérieur de l’usine, mais notre système de filtration fait en sorte que ça ne sent pas à l’extérieur », souligne Maxime Godbout.

L’homme reconnaît que se lancer en affaires dans l’industrie du cannabis est une aventure qui demeure mystérieuse pour bien des gens.

« C’est sûr qu’il y a encore des tabous. C’est un produit qui était illégal il y a deux ou trois ans à peine. On a du travail à faire sur les mentalités. On se positionne au début d'un marché difficile, un peu comme à l'époque de la légalisation de l’alcool, quand les grosses entreprises comme Molson n’étaient pas bien vues. On pense que la progression sera beaucoup plus rapide dans le cas du cannabis. Le marché attendait la légalisation pour tester les produits et il y aura beaucoup d’avancées sur le plan médical », soutient-il.

SOURCE: ICI Abitibi-Témiscamingue