• QcGoldTech signs a partnership to distribute its products across Canada

Le producteur QcGoldTech signe un partenariat pour distribuer ses produits à travers le CanadaActualité du jour

Publié le 21 juillet 2022 par AQIC

L’entreprise dirigée par l’ancien directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Yvan Delorme, a annoncé mardi avoir signé un partenariat avec Velvet Management, «la plus importante agence de distribution et de commercialisation de cannabis au pays».

QcGoldTech, qui dispose aussi d’un site de culture de plusieurs dizaines d’hectares à Saint-Sulpice, dans la région de Lanaudière, a lancé ses premiers produits sur les tablettes des succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) en février 2021. 

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Avec le partenariat annoncé mardi, l’entreprise compte développer une nouvelle marque, Fleurs de l’île, afin de conquérir le marché hors des frontières du Québec.

Le producteur de l’Outaouais vend actuellement plus d’une vingtaine de variété de produits à travers la Belle Province. Misant sur marque de commerce «100% québécoise» - les actionnaires sont des Québécois, les équipements, les produits d’emballage et d’étiquetage proviennent de la province -, QcGoldTech s’est fait un point d’honneur de respecter ce principe en lançant ses activités.«Notre seul client actuel, la SQDC, a démontré maintes fois qu’elle n’était pas là pour favoriser l’industrie québécoise du cannabis et ses membres n’auront d’autre choix que de faire comme nous, et proposer aussi leurs produits sur les autres marchés canadiens, bien plus accueillants en terme commercial. Et nous serons là pour les seconder», a déclaré M. Delorme, par voie de communiqué.

« Nous ne voulons pas être à la merci d’un seul client (SQDC) qui décide par lui-même, sur des bases qui ne sont pas uniquement de marketing ou commerciales, de notre avenir. C’est pourquoi on a décidé de développer les marchés hors-Québec. »

— Alain Legault, directeur général adjoint de QcGoldTech


 

Impossible de prendre de l’expansion

Le Droit a demandé une entrevue avec M. Delorme, mais c’est plutôt le directeur général adjoint de la société, Alain Legault, qui a répondu à nos questions.

Ce dernier a mentionné qu’il était devenu impossible pour l’entreprise, qui embauche quelque 130 employés, de continuer à croître en ne vendant ses produits qu’à un seul client, la SQDC. Même si QcGoldTech met l’accent sur le Québec dans toutes ses opérations - la compagnie se targue d’être le «seul producteur de cannabis entièrement québécois» - cela ne lui donne aucun avantage auprès de la société d’État, déplore M. Legault. «On comprend que ce n’est pas leur mandat de favoriser l’industrie québécoise du cannabis, mais on trouve ça dommage, affirme-t-il. Pour pouvoir grandir, ce n’est pas en demeurant seulement au Québec qu’on va pouvoir prendre de l’expansion. Si on regarde le marché ontarien, on parle de 1800 endroits où on vend du cannabis. Au Québec, il y en a 90. Les produits sont très compartimentés. La SQDC, c’est un monopole d’État qui décide des prix unilatéralement. Comme nous sommes une entreprise, nous ne voulons pas être à la merci d’un seul client qui décide par lui-même, sur des bases qui ne sont pas uniquement de marketing ou commerciales, de notre avenir. C’est pourquoi on a décidé de développer les marchés hors-Québec.»

QcGoldTech a produit 20 000 kg de cannabis en 2021 et elle prévoit tripler cette quantité d’ici la fin de l’année en cours. Une fois que l’accès au marché canadien sera ouvert, on vise une parité des ventes pour le Québec et le reste du Canada, mentionne M. Legault.

Plus de 60% des fournisseurs de la SQDC sont des producteurs québécois 

Questionné sur les propos du PDG de QcGoldTech, Yvan Delorme, et sur ceux du directeur général adjoint de l’entreprise, Alain Legault, la SQDC répond qu’«elle soutient l’ensemble de ses fournisseurs dans le développement d’une offre qui répond aux attentes des Québécois et voit d’un bon œil que ces mêmes fournisseurs puissent étendre leurs activités à l’extérieur du Québec».

On précise au département des relations avec les médias de l’organisation que depuis le début de l’année financière 2022-2023, la société d’État compte 22 fournisseurs ayant leur siège social basé au Québec - en comparaison avec 15 l’an dernier - sur un portfolio de 36 producteurs. Ce chiffre représente donc 61% des fournisseurs de la SQDC. 

«Ces producteurs génèrent 54% des ventes totales de la SQDC en kilogramme (versus 45 % l’an dernier), depuis le début de notre année financière, nous a indiqué un porte-parole dans une réponse écrite. En ce qui concerne les produits identifiés Cultivé Québec, ils représentent 40 % de nos ventes en kilogramme (versus 35% l’an dernier).»

La sélection des produits est faite à travers une étude de neuf critères d’évaluations, dont l’approvisionnement local, précise-t-on.

«De plus, à travers notre cycle d’actualisation de l’offre qui se tient deux fois par année, seuls les producteurs québécois peuvent proposer leurs nouveaux produits entre les plages de soumissions officielles, afin de pouvoir les distribuer sur le Web», ajoute le porte-parole de la SQDC.


SOURCE: Le Droit